OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 La Pyramide de Maslow appliquée au coworking http://owni.fr/2011/06/23/la-pyramide-de-maslow-appliquee-au-coworking/ http://owni.fr/2011/06/23/la-pyramide-de-maslow-appliquee-au-coworking/#comments Thu, 23 Jun 2011 06:28:43 +0000 william Vandenbroek http://owni.fr/?p=71334 Vous souvenez-vous de la bonne vieille pyramide de Maslow que l’on vous a sans doute enseignée à l’école ? Vous savez, cette pyramide des besoins humains qui permet de les classer et de les hiérarchiser d’une manière dynamique … Si l’on en croit Maslow, les besoins situés à la base de la pyramide doivent être globalement satisfaits pour rendre possible la réalisation des besoins supérieurs.

Je me suis amusé à appliquer cet outil d’analyse au coworking pour voir ce que cela pouvait donner. Appliquée au coworking, l’analyse de Maslow signifierait qu’il convient d’assurer les services de base dans un premier temps pour permettre aux coworkers de progresser vers les échelons plus élevés de la pyramide.

Au delà du coté matériel, le coworking a pour ambition d’offrir un cadre adapté à la réalisation individuelle de ses membres

Il répond à des besoins aussi différents que « il me faut un endroit où je puisse être à l’aise pour travailler, ça pue trop chez moi », à « j’ai besoin d’avoir une gueule auprès de mes clients », « j’ai besoin de gens avec qui partager mes joies et mes peines professionnelles » ou « j’ai besoin d’être dans une dynamique plus créative »…

Le coworking à la Maslow, ça donne ça :

Besoins de base

Les besoins de base sont en quelque sorte les besoins physiologiques du travailleur indépendant qui souffre de ne pas disposer d’un espace de travail vraiment opérationnel. Avant toute chose, un espace de coworking doit pouvoir offrir de quoi permettre à chacun de travailler dans de bonnes conditions :

• Un wifi performant

• Un poste de travail confortable

• Des équipements adaptés (imprimante, scanner etc…)

• Des espaces de rangement (casiers)

• La possibilité de manger et de boire (dans l’espace et grâce à la proximité de lieux de restauration dans le voisinage)

• Une salle de réunion

• Un maximum de proximité avec le domicile du coworker

• Un maximum de calme dans les espaces dédiés au travail individuel

Echapper à la terrible malediction de la procrastination

Besoin de sécurité

Devenir indépendant est un choix de vie qui signifie une baisse de visibilité quant à son avenir. Exit les revenus fixes et prévisibles du temps où vous étiez salarié, bonjour les responsabilités pesantes et les choix flippants. Et vous ne pouvez plus demander conseil à votre chef ou à vos collègues lorsque vous êtes confrontés à une situation délicate… Cette insécurité qui est le lot commun des indépendants peut toutefois être atténuée par le coworking.

Sécurité financière (les coworkers ne paient que lorsqu’ils sont présents, ce n’est pas une charge locative fixe)

Climat de confiance

• Ambiance détendue

• Possibilité de bénéficier de conseils

Besoin d’appartenance

L’époque où Renaud chantait « vivre libre, c’est souvent vivre seul » est peut-être derrière nous. Un espace de coworking c’est avant tout une communauté réunie autour de valeurs et de modes de vie partagés. Un espace de coworking digne de ce nom permet aux indépendants d’être partie intégrante d’un crew qui vit, travaille et agit ensemble. Cela se manifeste notamment par :

• Des évènements professionnels et festifs qui rassemblent la communauté

• Le développement de relations amicales entre les membres

• Un Coworking Visa qui fait de vous un membre de la communauté internationale des coworkers

• La naissance d’initiatives collectives entre les membres

Besoin d’estime

Un espace de travail performant, un environnement structurant, une communauté qui vous ressemble et vous soutient … Le cadre est en place pour pouvoir permettre à chacun de s’exprimer. En étant membre d’une communauté de coworkers, il devient possible :

• D’être reconnu pour ses compétences

• De devenir acteur de la communauté

• D’avoir une audience pour ses projets

Besoin de réalisation

Voici le stade suprême auquel nous rêvons tous de parvenir ! Et pour cela aussi, rejoindre un espace de coworking peut être utile. Un espace de coworking permettra :

• D’être dans un état d’émulation créative

• De continuer à progresser via des formations et des échanges quotidiens

• De vivre et travailler en accord avec ses valeurs

• De transmettre ses connaissances

Jean-Michel a escaladé les échelons de la Pyramide. Il en parle sur Mutinerie.


Publié intialement sur Mutinerie, sous le titre, La Pyramide de Maslow du coworking

Via Flickr CC-by-nc-nd par Slorp ; Via Wikimedia Commons pyramide de Maslow

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Est-ce que la main invisible étrangle les travailleurs ? http://owni.fr/2011/04/27/est-ce-que-la-main-invisible-etrangle-les-travailleurs/ http://owni.fr/2011/04/27/est-ce-que-la-main-invisible-etrangle-les-travailleurs/#comments Wed, 27 Apr 2011 08:40:23 +0000 Stefanie Chernow http://owni.fr/?p=59221

Billet initialement publié sur OWNI.eu. Tous les liens sont en anglais.

« Prie pour les morts, combats de toutes tes forces pour les vivants. » Mother Jones

146 travailleurs sont morts dans l’incendie de l’usine de la Triangle Shirtwaist. Le directeur a fermé les portes, laissant aux victimes de l’usine le choix entre mourir brûlé ou sauter par les fenêtres. Pour rajouter une couche au drame, l’année précédente, les syndicats avaient essayé d’obtenir des conditions de travail plus sûres, mais les grèves n’avaient pas été soutenues et finalement, ces efforts ont échoué. La catastrophe la plus mortelle de l’histoire de l’industrie aurait pu être évitée si les syndicats avaient été entendu comme ils le méritaient.

Cela se passait le 25 mars 1911. De nos jours, les travailleurs se battent contre la droite, qui est déterminée à endiguer le déficit budgétaire en coupant les avantages de la classe sociale qui a le plus souffert de la crise économique. Pour atteindre ce but, les Républicains s’en prennent à la voix des travailleurs : les syndicats. Plus d’un siècle après, nous nous battons toujours pour les mêmes droits fondamentaux.

Il y a une guerre contre les travailleurs. En 2009, les 5% d’Américains les plus riches possédaient 65% de la richesse du pays pendant qu’à l’autre bout de l’échelle, 80% de la population possédait seulement 12,5% du gâteau. Supprimer les avantages de la classe moyenne n’est pas une solution viable pour résorber le déficit, mais c’est exactement ce que les Républicains essayent de faire.

Le mois dernier, le gouverneur républicain Scott Walker a essayé de supprimer le droit de négocier collectivement des fonctionnaires de l’Etat du Wisconsin, suscitant une indignation que les États-Unis n’avaient pas connue depuis des décennies. Les gens ont envahi la capitale fédérale à l’occasion d’une manifestation pacifique, dans un état d’esprit similaire à celui de la place Tahrir. Alors que les dictateurs du Moyen-Orient tombent un à un sous les appels à la démocratie, les Républicains font ce qu’ils peuvent pour détruire le processus démocratique. Sans un démocrate présent, (tous les démocrates ont fui l’Etat pour éviter que la loi ne soit votée), Scott Walker a fait passer sa loi pour détruire la négociation collective, et affaiblir en fin de compte les syndicats. Alors qu’ils s’étaient fait barrer l’accès au building, les voix de la classe moyenne pouvaient encore se faire entendre dans les murs de la capitale. Cela vous rappelle quelque chose ?

We are one

À la consternation de Walker, l’histoire ne s’est pas finie sur ses actions unilatérales. Depuis le scandale du Wisconsin le 10 mars, les gens sont trouvé l’énergie pour répliquer. Des pétitions demandant la révocation des élus ont commencé à circuler, visant les Républicains du Wisconsin qui ont retiré aux travailleurs le droit de négocier collectivement. Actuellement, assez de signatures ont été collectées pour exiger la révocation du sénateur républicain Dan Kapanke, bien qu’il y ait encore sept républicains visés par la procédure.

Malheureusement, d’autres États emboitent le pas du Wisconsin : L’Ohio vient de signer une loi anti-syndicats draconienne et presque chaque Etat des Etats-Unis a inscrit à son agenda une loi anti-syndicats.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Le 4 avril, l’American Federation of Labor – Congress of Industrial Organizations (AFL-CIO) a aidé à organiser plus d’un millier de rassemblements. La date est particulièrement lourde de sens, puisque c’est l’anniversaire du discours de Martin Luther King « I Have a Dream ». Martin Luther King III explique pourquoi son père aurait soutenu les travailleurs :

Il y 43 ans, mon père, Martin Luther King Jr., était assassiné à Memphis, dans le Tennessee, alors qu’il soutenait une grève des éboueurs municipaux. Cela représentait, dans son esprit, davantage qu’une quête pour quelques dollars de plus sur la paye. Il considérait que la grève faisait partie des grandes batailles de son époque – la lutte pour la démocratie, la vérité, la justice et la dignité humaine.
C’est pour ces mêmes raisons essentielles que mon père se joindrait aujourd’hui à des millions d’autres Américains pour défendre les fonctionnaires du Wisconsin, de l’Ohio, de l’Indiana et d’autres États où la négociation collective fait  maintenant l’objet d’attaques.

Dans tout le pays, des citoyens ordinaires ont montré leur solidarité et fait savoir aux Républicains qu’ils ne laisseraient pas passer ces initiatives anti-syndicats les bras croisés. Est-ce que les efforts du 4 avril seront suffisants pour prouver que la classe des travailleurs est trop grosse pour échouer ?

« J’espère voir plein de gens à City Park, Denver, Colorado. Pour la manifestation MLK et le rassemblement syndicaliste. »


« Je traverse le pont de Brooklyn en soutien aux syndicats, pour le droit des travailleurs et l’héritage de MLK ! »

« Faisons-le, Alaska ! 16 h 30 : rassemblements à travers l’État. »

« La seule réponse efficace à l’avidité organisée est le syndicalisme organisé. »

« Le Wisconsin est victime d’une stratégie nationale »

OWNI a contacté Penny Schantz, actuelle déléguée internationale de l’American Federation of Labour and Congress of Industrial Organizations (AFL-CIO), pour évoquer la situation aux États-Unis. Durant trente ans, elle a été présidente de la section locale de Madison, quand la législation qui accordait le droit de négocier collectivement aux chargés d’enseignement a été introduite.

En quoi les manifestations aux États-Unis sont différentes des manifestations en Afrique du Nord ?

Les revendications sont de nature différente. En Égypte et en Tunisie, il s’agit de changements fondamentaux dans la société elle-même. Ce sont des mouvements populaires menés par des gens qui veulent la démocratie et mettre fin à plusieurs décennies de dictature. Ce qui se passe aux États-Unis est une réaction aux initiatives prises par l’aile dure des Républicains, qui s’en prend aux travailleurs du secteur public et à leur droit d’avoir des syndicats.

Le Wisconsin est victime d’une stratégie nationale menée par des hommes politiques qui sont déterminés à récompenser les PDG et les autres donateurs des entreprises qui ont financé les campagnes dans chaque État où ils détiennent le pouvoir politique. La stratégie qu’ils ont adoptée est très bien coordonnée et financée, et elle est soutenue par une énorme machine de propagande. Ils mènent ces initiatives sous couvert de réductions budgétaires.

From Memphis to Madison Rally

Pouvez-vous détailler le fonctionnement de cette propagande de la droite ?

Les Républicains utilisent les réductions budgétaires comme une excuse. Ils essayent de retirer des services pour les familles de travailleurs, et dans le même temps, ils accordent des réductions majeures de taxe aux entreprises et aux riches. Il est donc difficile de croire que c’est vraiment lié à des réductions de budget. Si vous regardez les élections de 2010, et comme nous le savons tous, de larges victoires ont été remportées par beaucoup de candidats du Tea Party -, les contributeurs les plus importants du parti démocrate ont été les syndicats du secteur public. Il ne s’agissait pas que d’argent mais aussi de votes et de bénévoles.

Existe-t-il une relation entre la force et le pouvoir des marchés financiers et la faiblesse de la capacité des syndicats à négocier ?

L’effort concerté des entreprises américaines pour affaiblir les syndicats est un problème majeur. Les syndicats ont été à leur apogée entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début des années 70. À cette époque, nous avons observé une tentative organisée et très bien financée – malheureusement assez efficace – de retirer le pouvoir aux syndicats et de rendre plus difficile pour les travailleurs d’en former un. En termes de mondialisation et de croissance des marchés financiers, l’attaque contre le mouvement syndicaliste aux États-Unis a précédé les tentatives importantes de globalisation, qui sont elles beaucoup plus récentes.

Les actions unilatérales de Walker ont suscité beaucoup de frustration, mais pas tant que cela en termes de résolution des problèmes. Que suggérez-vous pour que la classe moyenne progresse ?

La classe moyenne peut progresser en s’organisant et en essayant de changer les fondements de la politique. Si les gens travaillent pour quelqu’un d’autre sans être syndiqués, ils devraient alors le faire. Ils devraient obliger les politiques à rendre des comptes. Nous devrions penser les améliorations de la société en se basant sur la création d’emplois décents. Malheureusement la reprise économique que nous avons aux États-Unis, dans la mesure où nous en avons eu une, est une reprise sans emplois. Cela ne sert pas du tout les intérêts de la classe moyenne, de la classe des travailleurs, ou des pauvres.

Quels types de loi aimeriez-vous voir passer aux États-Unis pour améliorer la législation ?

Une avancée majeure serait de faire passer l’Employee Free Choice Act. C’est une loi sur le travail qui autoriserait à avoir un syndicat si la majorité des travailleurs d’un site le désire. C’est aussi simple que cela. Donc si une majorité des employés dit “oui, nous voulons signer des cartes d’autorisation et avoir un syndicat”, pourquoi ne pourraient-ils pas avoir des représentants ? Actuellement aux États-Unis, ce n’est pas facile à cause des intimidations des employeurs envers les travailleurs : les délais sont longs pour organiser des élections honnêtes et il existe toute une série d’autres tactiques anti-syndicats.

Traduction Sabine Blanc et Ophelia Noor.

Crédit photo Flickr CC Dave Hoefler et wisaflcio

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[Poster] Ça sent le sapin http://owni.fr/2010/12/24/poster-ca-sent-le-sapin/ http://owni.fr/2010/12/24/poster-ca-sent-le-sapin/#comments Fri, 24 Dec 2010 10:40:21 +0000 Admin http://owni.fr/?p=39856 Cliquez sur le poster pour ouvrir la version pdf avec les liens

Poster : Marion Boucharlat CC pour OWNI
Textes : Sabine Blanc

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Mourir pour un iPad ? http://owni.fr/2010/05/28/mourir-pour-un-ipad/ http://owni.fr/2010/05/28/mourir-pour-un-ipad/#comments Fri, 28 May 2010 14:51:07 +0000 Arnaud Bihel (LES NOUVELLES news) http://owni.fr/?p=16840 Attention, voici venue l’ère de l’iPad. La tablette numérique d’Apple arrive à disposition des Européens vendredi 28 mai dans un grand élan de célébration médiatique. Mais tandis que des ONG profitent de ce symbole technologique pour mettre en question la « société de gaspillage », des suicides en Chine viennent aussi gâcher la fête. À la veille de l’événement, l’anglais The Independant se montrait offensif à la une (relevée par @rrêtsurimages) :

Sous le titre « Mourir pour un gadget ? », le quotidien appose une image de l’iPad et celle de Ma Xiangquian, ouvrier chinois « poussé au suicide, dernière victime des conditions de travail inhumaines dans les usines électroniques d’Asie ». Et l’article poursuit :« Le lancement de l’iPad terni par les préoccupations sur son coût humain ». Ma Xiangquian est l’un des dix employés de l’usine Foxconn de Shenzen, en Chine, à s’être donné la mort sur son lieu de travail depuis le début de l’année, et trois autres tentatives de suicide y ont été comptabilisées.

Foxconn, appartenant à un groupe taïwanais, compte 300 000 salariés à Shenzen et est le principal sous-traitant d’Apple qu’il fournit en iPhones, iPods et iPads. Le complexe fabrique également des produits pour d’autres géants de l’informatique comme Sony, Dell ou HP.

Chanteurs et filets anti-suicide

Mais c’est évidemment le plus médiatique d’entre eux, Apple, qui se retrouve sous les feux de la presse, prompte dans le même temps à célébrer l’arrivée de l’iPad. La firme à la pomme se dit « attristée et bouleversée » par cette vague de suicides et a indiqué son intention d’enquêter sur les conditions de travail dans l’usine Foxconn.

Face à la médiatisation récente de ces suicides, Foxconn nie tout malaise et a accueilli la presse, cette semaine, pour montrer entre autres la piscine du complexe, tandis que ses dirigeants assurent que les suicides sont liés à des raisons sentimentales, et non aux conditions de travail. La compagnie a également annoncé avoir fait appel à 2 000 chanteurs, danseurs et profs de gym pour travailler dans la joie. Mais n’a pas oublié non plus de faire signer à ses ouvriers une promesse de ne pas attenter à leurs jours et, au cas où, compte installer des filets anti-suicide.

Une usine mise en cause depuis au moins deux ans

Dès août 2008, pourtant, les conditions de travail dans l’usine géante étaient pointées du doigt dans un rapport de l’organisation China Labour Watch. Journées de travail pouvant dépasser dix heures, avec des heures supplémentaires non payées, humiliations, pressions, dortoirs où s’entassent les ouvriers (qui sont nourris et logés par leur employeur)…

En juillet 2009, Foxconn se trouvait à nouveau mis en cause, après le suicide d’un ouvrier accusé d’avoir volé un prototype d’iPhone. Et à nouveau China Labour Watch dénonçait un « système de management inhumain » et les nombreuses violations du droit du travail. À noter le bon point alors décerné à Apple, puisque l’ONG notait que dans l’usine, « seuls les ouvriers produisant pour Apple ont droit à un tabouret pour travailler assis, les autres devant rester debout ».

Des règles mais des contrôles insuffisants

Au delà de Foxconn, d’Apple ou d’autres, que ce soit dans l’informatique ou le textile (voir à ce sujet notre article sur les Maquilas), mais aussi la grande distribution, c’est le système mondialisé de la sous-traitance que cette affaire met à nouveau en question. Les grandes compagnies occidentales utilisent toutes les capacités de production des pays à faible coût de main d’œuvre. Elle fixent certes des règles de bonne conduite et normes droit du travail. Mais reconnaissent en même temps ne pouvoir contrôler tout ce qui se passe chez leurs sous-traitants.

Dans un rapport dévoilé en février, Apple admettait par exemple que plus de la moitié des usines qui travaillaient pour elle ignoraient les règles interdisant de travailler plus de 60 heures par semaine. La firme de Steve Jobs promettait alors d’améliorer ses moyens de contrôle sur ses fournisseurs. Visiblement, une longue marche reste à parcourir.

Billet initialement publié sur LES NOUVELLES news, sous le titre “iPad et compagnie, le prix de la sous-traitance” ; image CC Flickr sushiesque

À lire aussi notre dossier Apple 0% idolâtrie

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